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Village de Gentinnes

GENTINNES


Château de mille ans, missionnaires, banquets et séminaires


La première mention connue de Gentinnes date du XIIè siècle et fait état du nom de son seigneur. Le château de Gentinnes est toutefois cité depuis la fin du XVè siècle, bien que son bâtiment actuel date du milieu du XVIIIè. L’on sait qu’un chevalier du nom de Jacques de Gentinnes signa la Charte de Cortenbergh en 1312 et que les terres de Gentinnes furent longtemps et souvent fort disputées. Ainsi l’abbaye de Bonne-Espérance en reçut-elle l’église et des terres paroissiales dès le XIIè siècle (dont elle conserva la collation de la cure jusqu’en 1794).
Ainsi l’abbaye de Villers y acquit-elle d’importants biens à Géronvillers, dont la ferme actuelle des XVIIIè, qui avait été érigée par Gauthier d’Utrecht au XIIIè siècle.


Pour sa part, le domaine de Gentinnes passa aux mains des Forvie au XIVè, puis des Dabels (ou Daule), avant d’être racheté en 1645 par Thomas Lopez de Uloa qui fit rebâtir le château initial. En 1716, Charles-Ghislain d’Udekem fut ennobli Baron de Gentinnes par la grâce de Charles VI, Empereur d’Autriche et Duc de Brabant. Le château fut profondément modifié au cours de la seconde moitié du XVIIIè siècle, puis dans le courant du XIXè , par les Limminghe qui l’occupèrent et seule sa façade dominée par un fronton triangulaire ainsi que la rampe de son escalier témoignent encore de sa splendeur passée.


En 1904, les frères de la congrégation du Saint-Esprit y installèrent un noviciat pour les futurs missionnaires et, pendant quelques décennies, un collège d’enseignement secondaire.
Bepatisé du nom de Mémorial Kongolo, il abrite aujourd’hui un centre d’animation spirituelle et a subdivisé une de ses ailes en appartements superbes, hyper-modernes et en salles d’accueil pour banquets et séminaires ouverts à toutes vos festivités (communions, mariages, etc.).
Son centre culturel dispose également d’une salle de conférences et d’expositions. Mais, depuis 1966, s’y adresse aussi et surtout une chapelle commémorative en souvenir et en hommage aux 20 premiers missionnaires assassinés au Congo au lendemain de son indépendance. La liste de ces martyrs s’est considérablement allongée depuis lors et plus de 200 noms y figurent désormais.


L’enclos du château contient encore la chapelle Notre-Dame de l’Ermitage qui date du XVIIè siècle et draine encore de nos jours de nombreux pélerins.
Bien que l’église Ste-Gertrude de Gentinnes ne fut effectivement bâtie qu’en 1863 – en style néo-classique -, sa tour date de 1784 et renferme en son chœur un banc de communion de style baroque (du début des années 1700) ainsi que de superbes fonts baptismaux romans du XIIè S, étayés de scènes historiques.


Vers 1818, Gentinnes possédait deux moulins à grains, l’un à vent et l’autre à eau déjà signalé en l’an 1238 et toujours en activité aujourd’hui au sein de la ferme Dussart.


En 1855, Gentinnes disposait encore de deux brasseries dont le souvenir aurait aujourd’hui complètement sombré dans l’oubli si deux habitants du village n’avaient essayé de les ressusciter puis de les perpétuer il y a une dizaine d’années, sous le nom de la bière de la Touffe qu’ils accompagnaient alors d’un fromage artisanal. Malheureusement, ces deux produits ont à nouveau – provisoirement ? disparu de la scène et de la table chastroise.