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Village de Saint-Géry

SAINT-GERY


Source miraculeuse et croix énigmatique


Les premiers habitants de Saint-Géry furent des agriculteurs qui y occupaient une ferme au IIè et IIIè siècles après J-Ch. Entièrement dévastée par les invasions barbares, la région ne se repeupla réellement qu’au VIIè siècel (quelques tombes mérovingiennes ont cependant été retrouvées au Try Marsin), à l’époque ou Saint-Géry, évêque de Cambrai, désireux d’évangéliser la région de la Dyle, traversa le pays et emprunta la fameuse chaussée de Brunehaut. Sur son passage, il bénit plusieurs sources qui, longtemps, restèrent miraculeuses en apportant remède aux aphtes et aux maladies des yeux. Entièrement restaurée en 1996, la fontaine St-Géry aurait d’ailleurs subitement guéri d’un orgelet un des ouvriers communaux chargé de sa rénovation.


Durant tout le bas moyen âge, St-Géry vécut sous l’inféodation des abbayes de Gembloux et de Sombreffe jusqu’à ce qu’au XIè siècle les Walhain s’en emparent en même temps que des villages voisins, complétant ainsi le vaste territoire de leur « terre de Walhain ». C’est de cette époque que datent les étranges tours carrées dont ils dotèrent les villages « cadets » de leurs terres. Celle de St-Géry, dite aussi de Bois-Saint-Mont (ou Tourette, ou Tour des Souvenirs, voire Tour des Sarrasins) date du XIIè siècle et est due à son seigneur de l’époque, Arnould de Walhain. Conservée sous son apparence originale jusqu’au premier étage, elle est toutefois recouverte aujourd’hui d’un toit plus récent, à un seul versant.


Excommunié en 1319 pour les sévices qu’il avait fait subir aux frères hospitaliers de Villeroux, Gilles le Bègue, le dernier des Walhain de St-Géry, dut renoncer à ses droits sur son fief, dont le village de St-Géry retourna en 1340 à la tutelle de Sombreffe. Peu avant la mort de Charles-Quint, le village fut brûlé par les troupes françaises. Au début du XVIIè siècle, les biens de l’abbaye de Sombreffe à Saint-Géry furent rachetés par Catherine de Brandebourg, dame de Jauche.


Bien que son église actuelle ne date que de 1836, la paroisse de St-Géry date de plusieurs siècles au cours desquels elle passa sous l’obédience de l’évêché de Liège puis, au XVIè siècle, sous celle du doyenné de Wavre et au XVIIè à celle de celui de Gembloux.
Mais ce qui intriguera le plus le nouvel arrivant ou le visiteur de St-Géry sera sûrement sa fameuse, légendaire et énigmatique croix carrée (dite de « St-Géry ») de pierre, haute de trois mètres et plantée à un carrefour isolé de la campagne au bord de la route qui s’évade vers Noirmont. Dépourvue de toute inscription, elle reste aujourd’hui prétexte à toutes sortes de suppositions et de légendes, dont la plus largement répandue fait état de l’apparition, à l’emplacement où elle se dresse aujourd’hui , d’un spectre enveloppé d’un linceul qui aurait menacé un honnête tailleur revenant du village. Loin d’être impressionné, celui-ci aurait alors saisi un fer à repasser dans son attirail et tué net la fantomatique apparition. On aurait alors élevé là la croix par mesure d’exorcisme et en souvenir de l’étrange aventure.