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Village de Villeroux

Enquerrans, Jérusalem et le rêve discret

L’origine du nom wallon de Vel’Rou remonte à près de 2000 ans : la découverte des vestiges de sa villa gallo-romaine en atteste à suffisance. S’il nous paraît aujourd’hui plutôt modeste sous les traits sereins d’un village pittoresque blotti dans sa vallée verdoyante autour de son clocher pieusement dédié à St-Jean-Baptiste, il n’en fut pas pour le moins beaucoup plus ambitieux et remarquable au fil de son histoire.
Jadis nettement séparé en deux paroisses (celle de Villeroux-Souez-Hévillers et celle du hameau de Mont dit Chastre-en-Villeroux qui relevait de la paroisse de Chastre), le village appartenait déjà au XIIè siècle aux seigneurs de la lignée des de Villeroux dont le noble descendant Enguerrans y fit bâtir un château (devenu l’actuelle Ferme Goffaux), flanqué d’une première église. Il offrit en outre en fief un domaine aux frères Croisés hospitaliers de St Jean de Jérusalem, qui y fondèrent l’hôpital de Villeroux (baptisé plus tard du titre de l’Ordre de Malte) dont l’hôtellerie servait d’accueil gratuit aux pélerins en partance pour la Terre sainte, ainsi qu’aux infirmes et aux malades indigents. La Ferme de l’Ospital, vitale à la gestion de l’hôpital, fut abattue au cours des Guerres de Religion et son hostellerie ne put jamais reprendre son activité.
Tout au long de son histoire, la prospérité de Villeroux a toujours reposé sur le dynamisme de ses exploitations agricoles : celui de sa ferme-manoir et de sa ferme de l’Ospital (cités ci-dessus), celui de sa ferme-manoir dite du Castillon et datant de la fin du XVè (à Chastre-en-Villeroux ; à ne pas confondre avec le site de notre Administration communale actuelle), celui de la ferme dite Thirion reconnaissable à son double porche à colombier et qui appartient à la famille de Fau depuis plus de 350 ans, et celui de la ferme du Curé où, par le principe du métayage, était engrangé le produit de la dîme. Le modeste village de Villeroux fut lentement soumis à la juridiction de sept seigneurs (dont deux de haute justice) et ce curieux phénomène féodal subsista jusqu’à la Révolution française qui les supprima en même temps que ses ordres religieux dont les biens furent nationalisés. S’ensuit alors une courte période faste qui, de 1795 à 1811, fit de Villeroux le chef-lieu d’un canton de treize communes, jusqu’à ce que Napoléon décide de réunir le village à celui de Chastre (voir plus haut). La paroisse, dont le presbytère de 1687 était cependant l’un des plus anciens de la contrée, y perdit son autonomie et ne le retrouva qu’en 1843, à une époque où, toujours aussi essentiellement agricole, le village de Villeroux recensait un demi-millier d’habitants, un moulin à farine et même une brasserie.
De nos jours, après avoir fondu sur le plan de sa démographie et perdu jusqu’au trois quarts de sa population au début des années 1980, Villeroux de par les charmes évidents de sa petite vallée discrète mais franchement bucolique, s’attire à nouveau les faveurs d’un lent repeuplement qui garantir à son village un avenir prometteur.