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Saint-Géry - Eglise St-Géry

EGLISE SAINT-GERY

 

Communauté des Pères de Gentinnes

Histoire

 

Elle a été construite en 1836, par l'architecte Moreau, sur un style néo-gothique assez conventionnel. Elle donne suite logique à un grand nombre d'édifices, depuis le haut moyen-âge, incendiés, détruits, pillés, etc... La tour possède un chaînage en pierre de taille qui donne un certain cachet à ce petit édifice de village à l'aspect relativement banal. A noter que la couverture de la nef n'est pas la même que celle de la tour. Sur un coin de l'église, nous relevons l'existence d'une potale dédiée à Saint-Géry. Ce dernier, ayant d'ailleurs donné le nom au village, est le patron des prisonniers et des maladies du bétail. Il délivre les personnes ou les animaux des démons. A l'intérieur, on y observe trois nefs très classiques. La tour daterait pour certaines parties du XVIIème siècle, bien que de nombreux remaniements en effacent le caractère historique.

A propos du campanaire :

Le clocher de Saint-Géry est assez riche. Cela fait un peu bizarre étant donné que l'église, à nef unique, est d'apparence plutôt modeste. Il possède 5 cloches. Quatre sont des Michiels Jr, une est une Van Aerschodt. Trois cloches sont placées dans un beffroi en relativement bon état. Deux cloches de dimension plus réduite sont accrochées dans une structure maintenue au plafond. La sonnerie est manuelle. Toutes les cloches sont montées en rétrograde à joug arqué. L'une n'est plus en état de sonner la volée, étant donné que la corde est enlevée, ce n'est pas bien grave étant donné que tout le reste est en état. Pour cette petite église à l'apparence extérieure du plus restreint et villageois, c'est une belle sonnerie !

Les cloches appellent relativement peu de remarques étant donné qu'elles possèdent des épigraphies assez semblables à d'autres lieux. Ca ne présume en aucun cas d'un manque de qualité (au contraire), mais cela a été décrit ailleurs. Pour les Michiels, se référer à Ath ; pour la Van Aerschodt, se référer à Nivelles et Saint-Hubert. Nous donnons tout de même un large aperçu de leur épigraphie, car ça permet de comparer.

Les quatre Michiels semblent avoir été fondues au même moment. Cette déduction vient du fait que la date est identique, la mention du curé Jean-Marie Van Reth systématique, les épigraphies assez similaires. On sait pourtant que Marcel Michiels nous est capable de fortes variations ! Au niveau des figures et des médaillons, nous relèverons que ce n’est pas sans charme, le médaillon du visage masculin tout particulièrement. Il s'agit probablement d'un visage du christ. On trouve autrement une figure classique de christ en croix, une figure de vierge au manteau, un christ prêchant. Seul le médaillon sort de l’ordinaire.

La Van Aerschodt comporte des guirlandes végétales, des figures de saints, une dédicace en lettres gothiques, un croisillon de pince. Bien que ce soit entièrement classique pour ce fondeur, cela révèle un travail chargé, de grande qualité. Il n'a pas eu assez de place pour faire rentrer tous les saints (certaines grosses cloches possèdent douze figures !), il a donc choisi les figurations qu'il préférait. On relève une faute d’orthographe sur le prénom, celui-ci étant orthographié Sévérin. On se doute bien que ce n’est pas de grande importance. Certaines parts d’épigraphie sont en romain, d’autres en gothique. Le nom du bourgmestre est très difficile à lire et comporte assez probablement une erreur. Les anses sont à ronds et ergots, comme à Nivelles.

 

 

 

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