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Remontage d'une sépulture à l'ancien cimetière de Villeroux

 

Nous travaillons sur cette sépulture depuis 2018 ; le Décret « funérailles » oblige les communes à inventorier et à préserver le patrimoine funéraire d’avant 1945. Ce sont soit des personnalités d’importance historique locale (anciens élus, curés, nobles, combattants…) soit, comme ici, des monuments qui présentent un intérêt.

Vu son état, nous avons travaillé en priorité sur ce monument, bien qu’il ne se trouve pas dans un cimetière « actif » (nous en avons 10, dont 5 encore en activité). Nous poursuivons par là l’un des objectifs du plan de gestion des cimetières, adopté par le Conseil communal en janvier 2018.

Il concerne une défunte de Villeroux, Denise Gillard (1889-1909), qui n’a pas eu le temps de marquer l’histoire locale. En revanche, l’intérêt du monument est multiple : outre ses proportions, relativement importantes dans le paysage du cimetière (qui témoignent d’une certaine aisance matérielle), c’est surtout la symbolique.

Nous avons là une grande sépulture dédiée à une femme ; dans un monde rural d’avant 1914, plutôt dominé par les hommes, c’est relativement rare de voir une telle ampleur pour une défunte. Enfin, l’urne sculptée qui coiffe la sépulture renvoie à la symbolique de l’incinération. Or, l’incinération n’a été autorisée par le Vatican qu’en … 1963 ! Des crématoriums existaient bien avant cette date, mais ils étaient réprouvés par l’Eglise. Une telle symbolique, bien en vue dans un cimetière paroissial, imaginez le pied de nez au clocher !

Après une année d’affichage légal, et sans réaction d’éventuels ayants droits, la sépulture est rentrée en gestion communale. Nous avons alors introduit une première demande de soutien à la Province de Brabant, dans le cadre d’un appel à projets pour le petit patrimoine. Ce soutien nous a permis de démonter la sépulture, en décembre 2019, pour éviter son effondrement. Le poids des matériaux avait en effet exercé une pression trop forte sur la structure, qui s’enfonçait lentement sur elle-même.

Du temps est passé, et une pandémie. En 2020, nous avons pu introduire une seconde demande à la Province, pour le remontage ; Entretemps, nous avions également bénéficié du soutien de la Wallonie pour la restauration proprement dite du monument. C’est un artisan tailleur de pierre de Jodoigne, Arnaud-Etienne Fontaine, qui a été désigné pour effectuer ce travail délicat.

En septembre 2021, voilà donc cette imposante sépulture remise en place, renforcée dans sa structure, et restaurée pour un siècle de plus. À moyen terme, ce monument désormais communal pourra devenir un ossuaire, lors d’une exhumation du cimetière. C’est une autre obligation du Décret « funérailles », et voici le cimetière équipé d’un ossuaire d’une grande qualité patrimoniale.

Malgré la volonté politique de préserver le patrimoine funéraire, la charge que représentent certaines de ces sépultures d’importance historique locale est importante. Le soutien de la Province et de la Wallonie a donc été décisif dans ce projet, dont le montant global tourne autour des 12.500 euros. Mais cet investissement permet tout à la fois d’honorer le savoir-faire et les défunts d’hier, pour les usagers du territoire d’aujourd’hui et demain.