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Gestion des chardons

Règlement

Comme indiqué dans le règlement général de police administrative :

Article 57 :

  • 57.1 : Tout terrain doit être entretenu de façon à ne pouvoir en rien nuire aux parcelles voisines ou à l'aspect esthétique de son environnement ;
  • 57.2 : Son considérées comme nuisances, les orties, rumex, chardons, chiendents, liserons et ronciers. Les accotements et les fossés séparant les parcelles de la voie publique doivent également être entretenus par leur propriétaire.

Quatre espèces de chardons sont préjudiciables en agriculture, et ainsi réputés "chardons nuisibles" :

  1. Cirse des champs (Cirsium arvense Scop.)
  2. Cirse lancéolé (Cirsium lanceolatum Hill.)
  3. Cirse des marais (Cirsium palustre Scop.)
  4. Chardon crépu (Carduus crispus L.)

Cependant, les fleurs de chardon présentent un grand intérêt pour les insectes butineurs et constituent un maillon non négligeable de notre biodiversité indigène. Dès lors, comment concilier la lutte contre les espèces nuisibles et la protection de la biodiversité ?

Dans un premier temps, il faudra bien identifier l'espèce avant de s'y attaquer. En effet, des espèces de chardons, ou proches de cette famille, sont intéressantes, voire rares et protégées. Il serait dommage de les détruire par confusion. Dans un deuxième temps, on peut les laisser fleurir afin de permettre aux insectes butineurs d'y trouver de la nourriture mais il faudra alors surveiller de près la fin de la floraison et agir avant maturité complète des graines !

La seule espèce qui pose réellement problème en milieu agricole est la crise des champs (Cirsium arvense). Très commune dans toute l'Europe, c'est une plan nitophile, adventice de la plupart des cultures, des prairies, se multipliant rapidement par ses nombreuses graines qui, grâce à leurs aigrettes, peuvent être disséminées à grande distance grâce au vent. Leur pouvoir germinatif peut aller jusqu'à 20 années. C'est aussi son système racinaire qui pose problème. Les rhizomes de la plante s'étendent sous terre d'environ 4 mètres par an. Si l'on coupe le rhizome, chaque fragment de racine donnera naissance à un nouveau plant ! Il est dès lors très difficile de stopper la colonisation des milieux. Il faut donc agir en profondeur et à temps, pour éviter son extension.

À côté de cela, le Séneçon de Jacobs (Jacobaea vulgaris) est une autre plante nuisible qui peut entrainer la mort du bétail ou des chevaux si elle se retrouve dans le foin. Elle se propage également largement grâce à ces aigrettes. A ne pas confondre avec la tanaisie qui offre, quant à elle, un très bon insecticide naturel.

Si vous voulez soutenir la biodiversité tout en soutenant la réduction d’utilisation des herbicides en agriculture, vous savez donc ce qu’il vous reste à faire !